Aller au contenu principal

Le Québec vers 1905

Le Québec  vers 1905

Les femmes

Thérèse Casgrain (1896-1981) a milité toute sa vie pour les droits des femmes.
© Domaine public / Auteur inconnu / Bibliothèque et Archives Canada, Fonds Thérèse Casgrain, PA-126768

La situation des femmes 

En 1905, les femmes sont considérées comme des mineures. Elles n’ont ni le droit de vote ni le droit de se présenter aux élections. Les femmes célibataires et les veuves peuvent être propriétaires, mais dès qu’elles sont mariées, les femmes cèdent la plupart de leurs droits à leur mari. La plupart des politiciens, journalistes et personnalités religieuses considèrent que la place des femmes est à la maison à s’occuper de la famille.

 

Le droit de vote

À partir de la fin du 19e siècle, plusieurs organisations sont créées pour réclamer plus de droits pour les femmes, incluant le droit de vote. On fonde, par exemple, le Montreal Council for Women et la Montreal Suffrage Association chez les anglophones. En 1907, Marie-Gérin Lajoie et Caroline Béique fondent la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste qui réclame plus de droits pour les femmes, l’accès à l’éducation supérieure et le droit de vote. Thérèse Casgrain est aussi une militante active. Elle est présidente de la Ligue des droits de la femme pendant 14 ans et tente de convaincre l’Église de revoir sa position sur le droit de vote des femmes.
Les femmes du Manitoba sont les premières Canadiennes à obtenir le droit de vote en 1916. Les Canadiennes obtiennent ce même droit aux élections fédérales en 1918. Il faut attendre en 1940 pour que les femmes obtiennent le droit de vote aux élections provinciales du Québec.

Auteur :
Alexandre Lanoix

Licence d'utilisation :
Attribution + Noncommercial + ShareAlike (BY-NC-SA)