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Le Québec vers 1905

Le Québec  vers 1905

Les Premières Nations

« Il s'agit d'une réserve indienne. »
© Domaine public / Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 3839669

Le statut « d’Indien »

Depuis 1820, une série de lois ont été adoptées pour définir la place des Premières Nations dans la société canadienne. Dès les années 1850, le gouvernement adopte une loi pour réserver 230 000 acres de terres afin de les protéger de l’expansion coloniale. Le gouvernement définit aussi ce qu’est un « Indien ». Les membres des Premières Nations deviennent des mineurs en quelque sorte, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas être propriétaires ni voter. Il est cependant possible pour un membre d'une Première Nation de s’émanciper et de devenir citoyen de plein droit en renonçant à son statut d’Indien. De plus, les femmes membre d'une Première Nation qui se marient avec un homme blanc perdent leur statut d'« Indienne ». En 1876, le gouvernement du Canada adopte la « Loi sur les Sauvages » qui reprend les lois adoptées avant la création du Canada.

Difficultés économiques

Les membres des Premières Nations ont de plus en plus de difficulté à gagner leur vie en 1905. Il devient impossible d’assurer leur survie seulement par la chasse puisque la colonisation et le développement d’industries comme l’hydroélectricité et les pâtes et papiers utilisent de plus en plus de terres. Les communautés encore nomades doivent souvent se résoudre à habiter les réserves du gouvernement. Plusieurs communautés continuent de produire des objets artisanaux qu’ils vendent dans les villes et aux États-Unis.

Auteur :
Alexandre Lanoix

Licence d'utilisation :
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