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Le Québec vers 1905

Le Québec  vers 1905

La syndicalisation

La grève des journaliers du port de Montréal en 1877
© Domaine public / Albums de rues Édouard-Zotique Massicotte, 4-233-a / Collection numérique de BAnQ

Le début du 20e siècle est une période de croissance économique. La province s’industrialise et s’urbanise : les gens quittent la campagne pour aller travailler en ville afin de répondre à la demande de main-d’œuvre des entreprises. Cette période de croissance amène toutefois des inégalités. Les hommes d’affaires s’enrichissent, mais les travailleurs vivent et travaillent dans des conditions souvent difficiles.

Pourquoi les syndicats?

Jusqu’en 1872, les syndicats étaient des organisations illégales. En 1880, les Chevaliers du travail sont parmi les premiers syndicats à s’implanter au Québec. Ils demandent de meilleurs salaires, des heures de travail moins longues, de meilleures conditions d’hygiène et de sécurité, l’interdiction de faire travailler des enfants de moins de 15 ans et un salaire égal pour les hommes et les femmes.

Le syndicalisme fait de grands progrès au début du 20e siècle : le nombre de syndiqués passe d’environ 10 000, en 1901 (soit 3 % des travailleurs), à 97 800, en 1921 (17 % des travailleurs). Au fil des ans, plusieurs groupes syndicaux se structurent.

En partie grâce aux pressions des syndicats, le gouvernement du Québec commence à améliorer les lois reliées au travail. En 1909, le gouvernement adopte une loi sur les accidents de travail afin que les victimes soient dédommagées. D’autres lois visent à protéger les enfants et les femmes. Par exemple, en 1909, on fixe à 14 ans l’âge minimum pour pouvoir travailler dans une usine.

Les syndicats aujourd’hui

Aujourd’hui, près de 40% des travailleurs québécois sont syndiqués. Des organismes comme la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et la Commission des normes du travail du Québec protègent tous les travailleurs contre les abus et la négligence. Les travailleurs québécois sont aussi les seuls au Canada avec ceux de la Colombie-Britannique à être protégés par une loi anti-briseurs de grève, c'est-à-dire que les employeurs n'ont pas le droit d'engager des employés temporaires pour remplacer les grévistes. Beaucoup de chemin a été parcouru par les travailleurs depuis le début du 20siècle.

Auteur :
Service national du Récit de l'univers social

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