Aller au contenu principal

Le Québec vers 1905

Le Québec  vers 1905

L'urbanisation

Population des principales villes du Québec vers 1905
© Creative Commons (BY-NC-SA) / Service national du RÉCIT de l'univers social

Industrialisation et urbanisation

L’industrialisation du Québec amène un autre phénomène : l’urbanisation. En effet, de plus en plus de gens habitent dans les villes plutôt qu’à la campagne. La plupart des gens qui s’installent en ville le font parce que c’est là que se trouvent les industries. Il est donc plus facile de se trouver du travail.

Environ 36 % de la population vit en milieu urbain en 1901, alors qu’il n’y en avait que 15 % en 1851. Il y a donc beaucoup de gens qui quittent la campagne pour venir habiter en ville. C’est ce que l’on a appelé l’exode rural. Une majorité des gens, soit 64 % de la population, continue toutefois d’habiter en milieu rural en 1901. Mais, trente ans plus tard, en 1931, 60% des gens vivent en ville.

Le développement des villes du Québec

Montréal est la destination la plus populaire. Elle accueille beaucoup de gens venus de la campagne et elle est aussi le premier choix des immigrants. Avec 267 730 habitants en 1901, elle est la plus grande ville québécoise et devient de plus en plus cosmopolite. Plusieurs entreprises de différents types y sont installées.

L’urbanisation et l’industrialisation profitent à d’autres villes du Québec. Par exemple, la ville de Shawinigan connaît une croissance importante à cause de la construction de barrages électriques et de l’installation d’entreprises utilisant beaucoup d’électricité. Rouyn-Noranda profite beaucoup de l’exploitation minière dans la région de l’Abitibi. Plusieurs villes de l’Outaouais et du Saguenay profitent du développement de l’industrie du papier. Plus près de Montréal, des villes comme Valleyfield profitent du développement de l’industrie textile.

Auteur :
Service national du Récit de l'univers social

Licence d'utilisation :
Attribution + Noncommercial + ShareAlike (BY-NC-SA)