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Les Iroquoiens vers 1500

Les Iroquoiens  vers 1500

Les Iroquoiens vers 1745

Les Iroquoiens  vers 1745

Changement

Les Iroquoiens  vers 1500

Une famille linguistique, plusieurs dialectes

Les Iroquoiens transmettaient leurs connaissances en racontant des histoires
© Contexte éducatif seulement (BY-NC) / Création Bernard Duchesne

Sous le nom « Iroquoien », on retrouve en fait plusieurs nations différentes. Toutes ces nations partagent certains traits communs comme la pratique de l’agriculture et l’appartenance au clan de la mère.

Mais partagent-elles aussi une même langue? Pas tout à fait. Pourquoi alors parle-t-on de la famille linguistique iroquoienne? Les langues parlées par les nations iroquoiennes sont issues d’une langue commune. Cette langue s’est transformée avec le temps, selon chaque nation et selon le territoire qu’elle habite. C’est un peu comme le français, l’italien et l’espagnol qui sont des langues latines ayant la même origine.

Certains mots se ressemblent beaucoup comme le mot nuit qui se dit notte en italien et noche en espagnol. C’est la même chose pour les nations iroquoiennes. Elles font partie de la même famille linguistique, mais elles ne se comprennent pas tout le temps.

Des mots toujours présents

Aujourd’hui, plusieurs langues autochtones ont disparu. On en retrouve tout de même des traces en regardant certains toponymes de lacs, de rivières ou de montagnes au Québec. Car, comme nous, les Autochtones donnaient des noms aux lieux qui les entouraient. Bien que les Européens aient souvent renommé les lieux qu’ils visitaient et les cours d’eau qu’ils parcouraient, plusieurs noms autochtones ont survécu. On ne peut pas tous les nommer ici, car il y a environ 10 000 toponymes autochtones dans toute la province de Québec. La plupart sont toutefois des noms algonquiens.

Quelques noms iroquoiens subsistent. L’un d’eux est même très connu, bien qu’il ne désigne plus la même chose qu’en 1500 : Canada. Le mot signifiait alors « village » ou « gros village ». Hochelaga est aussi un mot encore présent, il signifiait « chaussée des castors » ou « gros rapides », en référence aux rapides de Lachine, situés près du village des Iroquoiens du Saint-Laurent sur l’île de Montréal.

Auteur :
Service national du Récit de l'univers social

Licence d'utilisation :
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