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La Nouvelle-France
Les Treize colonies

La Nouvelle-France vers 1745

Les Treize colonies vers 1745

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Les Treize colonies vers 1745
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Les industries artisanales

Aujourd’hui, je suis venu au village, j’ai besoin de quelques petites choses. En Nouvelle-France, les habitants ne cultivent pas tous la terre pour vivre. Certains ont un atelier où ils exercent un métier. Les produits indispensables que je ne peux pas faire moi-même, je les achète chez les artisans. On trouve souvent ce dont on a besoin au magasin général, mais il faut parfois se rendre directement à l’atelier de l’artisan.

En venant ce matin, mon cheval a perdu un fer, je vais devoir aller chez le forgeron pour qu’il ferre mon cheval. Son jeune apprenti travaille vraiment bien. Il habite avec la famille du forgeron le temps d’apprendre le métier. Au bout d’un an ou deux, il pourra ouvrir son propre atelier ou travailler pour un forgeron.

Je dois également aller voir le charpentier, car je lui ai commandé un beau coffre en bois. Je sais que lui et son journalier (employé) travaillent bien. Le charpentier de mon village possède le plus gros atelier de la région, c’est pour ça qu’il a un employé. La plupart des artisans de Nouvelle-France n’ont pas d’employés et doivent même travailler sur leur terre pour arrondir les fins de mois.

 

Je ne dois pas oublier d’aller chez le tailleur. Son esclave a terminé de coudre les boutons de mon veston. Ce beau veston sera celui des grandes fêtes, car en temps normal, c’est ma femme qui coud mes vêtements.

On retrouve beaucoup de métiers dans la région. Toutefois, le seigneur a dû se rendre à Montréal pour se procurer une horloge. Les horlogers et les bijoutiers ne viennent pas souvent à la campagne, car il y a seulement les riches comme le seigneur qui ont les moyens d’acheter des objets de luxe.

Auteur Service national du Récit de l'univers social

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