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Le Bas-Canada vers 1820
Récit d'un bûcheron
Notice: en t’inspirant de l’extrait ci-dessous, selon toi, qu’est-ce qui était le plus dur dans la vie de bûcheron? (Cet extrait date de 1912, mais est aussi valable pour la société canadienne vers 1820)
Extrait: « J'avais 15 ans, quand je suis monté dans les bois pour la première fois. Au début de l'automne, on partait ouvrir le chantier avec toutes les provisions pour l'hiver. Quand la neige tombait, il n'était plus question de revenir. Le «forman» n'était jamais content des hommes. Il fallait trimer dur, les heures étaient longues. Tout se faisait à la main ou avec des chevaux. Le soir, on se racontait des histoires, on chantait, on dormait. La nuit, on gelait, on entendait le vent siffler entre les planches du «camp». Comme j’étais petit, moi j’étais «cook», je me levais le premier pour allumer le poêle et préparer le gros déjeuner des hommes. Les «boss», on les voyaient jamais, sauf au printemps, quand on redescendait, on recevait son paquet de piastres et il fallait dire «thank you»...»
1) Foreman: contremaître
2) Camp: campement
3) Cook: cuisinier
4) Boss: patrons
5) Piastres: dollars
Source:
Témoignage d'Albert Bibeau cité dans Danielle DION-MCKINNON et Pierre LALONGÉ. Notre histoire, Montréal, Éditions du Renouveau Pédagogiques, 1984 p. 126.

