Le commerce du bois

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Je suis prêt à partir. Je m'appelle Charles Grégoire et je m'en vais travailler dans les chantiers pour l'hiver. Je suis bûcheron l'hiver et agriculteur le reste de l'année. Les grands chantiers d'exploitation du bois sont le long des grandes rivières du Québec comme la rivière des Outaouais, le Saint-Maurice en Mauricie ou sur les rives du Saguenay.

C'est un travail difficile celui de bûcheron. Il faut d'abord couper les arbres dans la forêt surtout des pins et des chênes et enlever les branches. Ensuite, il faut transformer les arbres selon les besoins soit en les laissant tel quel pour en faire des mâts ou en les équarrissant, c'est-à-dire en enlevant les côtés pour rendre le tronc carré.

Au printemps, quand les rivières dégèlent, les arbres descendent les rivières en flottant jusqu'au fleuve Saint-Laurent. Nous devons parfois franchir des obstacles importants comme des rapides. Une chance qu’il y a le canal rideau (complété en 1832) sur la rivière des Outaouais. Arrivés au fleuve, on attache les troncs ensemble pour en faire des radeaux pour faciliter le transport jusqu'à Québec.

Une fois arrivés à Québec, certains arbres doivent passer par les scieries pour être transformés en planches pour en faire du bois de construction. La plus grosse partie du bois termine son voyage dans la cale d'un bateau qui part ensuite pour la Grande-Bretagne.

Depuis que la Grande-Bretagne et la France sont en guerre, Napoléon, l’empereur de la France, impose un « blocus continental » contre la Grande-Bretagne qui empêche tout commerce avec le reste de l'Europe. La Grande-Bretagne s'approvisionne donc en bois au Canada durant cette période. De plus, elle a besoin de beaucoup de bois pour construire des navires de guerre. Cette situation stimule beaucoup l'industrie du bois qui devient rapidement la plus importante au Canada.

Auteur: 
Service national du Récit de l'univers social
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