Gilles Hocquart

<div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[Hocquart] © La ville de Québec sous le Régime français, par Pierre-Georges Roy, vol.2, Québec, Service des archives du gouvernement de la province de Québec. p.113

Gilles Hocquart est l'intendant de la Nouvelle-France de 1729 à 1748. Né dans une famille de fonctionnaires du roi, il entre très jeune dans le service public. Le roi l'envoie au Canada pour améliorer la gestion de la colonie. Arrivé en temps de paix, il doit aussi reprendre l'oeuvre de Jean Talon et mieux intégrer la colonie au commerce triangulaire.

Préoccupés par la fourrure, les Canadiens n'ont pas assez d'argent pour financer de grandes industries. L'intendant utilisera donc l'argent du roi pour lancer de grands projets tels que les Forges de Saint-Maurice, le chantier naval de Québec et quelques scieries. Aussi, pour compenser le manque de travailleurs, il fait venir des ouvriers spécialisés de France. Malgré les difficultés, Hocquart cherche toujours des projets qui pourraient amener un développement économique. Il supporte même l'idée d'envoyer des bisons du Mississippi jusqu'à Québec, un projet qui sera impossible à réaliser.

Hocquart a une vue d'ensemble de la colonie. Le chantier naval sert à construire des bateaux assez grands pour se rendre aux Antilles. Grâce aux forges, le Canada dépend moins de la France pour ses besoins en fer. Enfin, pour améliorer les liens entre Québec, Trois-Rivières et Montréal, il fait ouvrir le chemin du roi de 1731 à 1737 sur la rive nord du Saint-Laurent (aujourd'hui la route 138). En plus de faciliter les communications, le chemin facilite la colonisation de la rive nord du lac Saint-Pierre, encore difficile d'accès.

Le mandat de Hocquart se termine avec une nouvelle guerre entre les Français et les Anglais qui ruine plusieurs de ses réalisations. Il en arrive à la conclusion que les 20 ans passés au Canada auront été un échec. Cependant, tout comme Talon, il a réussi à relancer les bases économiques de la colonie.

Auteur: 
Léon Robichaud
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