La Gazette de Québec

<div title='http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr_CA'class='image-licence'><span id='CC-by-sa'></span></div>[La Gazette de Québec, 28 juin 1764.] © ario Lemoine/ <a href="http://www.quebecgazette.com/target=_blank">La Gazette de Québec</a>

Le premier journal

Un élément important a changé les communications depuis la fin du régime français, l’arrivée des journaux. Le premier journal publié au Bas-Canada est la Gazette de Québec. Le premier numéro a été publié le 21 juin 1764 en français et en anglais et n’avait que quatre pages. Durant les premières années, la Gazette de Québec n’est publié qu’une fois par semaine. Le premier numéro s’est vendu à 143 copies.

Ce journal a été fondé par William Brown et Thomas Gilmore, des imprimeurs venus de Philadelphie. Le journal contient des nouvelles locales et étrangères, des documents officiels et des annonces. La plupart des annonces sont placées par le gouvernement. La Gazette de Québec est toujours publiée aujourd’hui sous le nom The Quebec Chronicle-Telegraph. C’est le plus ancien journal d’Amérique du Nord toujours existant.

L’imprimerie

L’imprimerie progresse lentement au Bas-Canada parce que peu de gens savent lire. D’autres journaux sont créés à la fin du 18e siècle comme la Montreal Gazette, en 1778. Les ventes de journaux augmentent tout de même et certains d’entre eux, au début du 19e siècle, vendent environ 1 000 copies par tirage. Le travail d’imprimeur est très difficile à cette époque. Les imprimeurs travaillent souvent seuls ou avec un employé. Les presses sont faites en bois et permettent d’imprimer environ 60 copies à l’heure.

Même si les progrès sont lents, l’imprimerie a fait beaucoup de chemin depuis la fin du régime français. À l’époque, aucun journal ni livre n’était publié dans la colonie. On devait importer les livres d’Europe. Il n’y avait pas non plus de bibliothèque publique où les gens pouvaient emprunter des livres. La première bibliothèque publique ouvre à Québec en 1779, mais on doit attendre le 20e siècle pour que des bibliothèques publiques soient accessibles à la plupart des citoyens. À mesure que la scolarité progresse et que les gens apprennent à lire, ils peuvent s’informer de ce qui se passe au Bas-Canada et dans le reste du monde grâce aux livres et aux journaux.

Auteur: 
Alexandre Lanoix
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