En attendant le chemin de fer...

<div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[Caricature : The Quebec Railway Policy, «All Aboard For the West»] © Henri Julien / <a href="http://www.collectionscanada.ca/index-f.html" target="_blank">BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES Canada</a> / C-063034 <div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[Une calèche] © ANC, C.W. Jefferies, The Picture Gallery of Canada, vol II, p. 87 <div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[Le pont de bois de Saint-Thomas de la Rivière-du-Sud] © Joseph Bouchette, Dictionnaire topographique du Bas-Canada, 1815 <div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[Le déplacement en hiver à Montréal] © Francis George Coleridge / <a href='http://www.collectionscanada.ca/index-f.html' target="_blank">BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES Canada</a> / C-038279

Deux lettres retrouvées dans un grenier à Sherbrooke... Traduites de l'anglais.
Le 15 juillet 1820,
Ma chère Elisabeth-Charlotte,
 
Mon petit village de Hyatt's Mills se nomme maintenant Sherbrooke. Il y a deux ans, le gouverneur John Coape Sherbrooke nous a permis de nommer le village en son honneur. Le village se développe lentement. Nous avons deux marchands, deux forgerons, un tanneur, un moulin pour carder la laine, une scierie et un moulin à farine.
 
Même si le village est situé sur la rivière Saint-François il est difficile de se rendre à Québec ou à Montréal. Il y a plusieurs chutes et rapides qui nous obligent à décharger puis à recharger les bateaux cinq ou six fois, selon le niveau de la rivière. L'hiver, nous profitons du fait que les rivières sont gelées pour transporter le bois, la potasse et la farine en traîneau jusqu'à Québec. Il faut presqu'une semaine pour s'y rendre.
 

 
À Montréal, les communications commencent à s'améliorer. Il est maintenant possible de contourner les rapides de Lachine par un chemin à péage. Bientôt, le nouveau canal sera complété. Ici, les chemins restent en très mauvais état. En 1810, le gouverneur James Craig a ordonné aux soldats d'ouvrir un chemin de Saint-Gilles-de-Lotbinière à Richmond. L'année suivante, j'ai accompagné mes voisins pour prolonger le chemin jusqu'à Sherbrooke. Les arbres ont déjà repoussé sur plusieurs sections du chemin.
 
Pour vraiment briser notre isolement, il nous faudrait un de ces chemins de fer que tu m'as décrit dans ta dernière lettre.
Ton frère,
Richard
 
Le 30 septembre 1836,
Ma chère Elisabeth-Charlotte,
Cette année, depuis l'ouverture du premier chemin de fer entre Laprairie et Saint-Jean (sur la rivière Richelieu) nous commençons à croire que les rails d'acier se rendront bientôt jusqu'à Sherbrooke. Les marchands du village rêvent maintenant d'ouvrir un chemin de fer entre Montréal et Boston en passant par Sherbrooke.
Ton frère,
Richard

Auteur: 
Léon Robichaud
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