Irma Levasseur et Thérèse Casgrain

<div title='Images, cartes ou graphiques ne pouvant &ecirc;tre reproduits sans en demander les droits &agrave; l&rsquo;auteur.'class='image-licence'><span id='rouge'></span></div>[Irma LeVasseur, lors du 50e anniversaire de son accession à la pratique médicale] © Archives nationales du Québec à Montréal. P655,S2,SS6,D8,P1

En 1905, les femmes n’ont pas tous les droits qu’elles ont aujourd’hui. Elles ne sont pas considérées comme les égales des hommes. Des militantes, comme Irma Levasseur et Thérèse Casgrain, et des groupes de femmes se sont battues pendant plusieurs années pour obtenir l’égalité.
Irma Levasseur (1877-1964)
En 1905, les femmes n’ont pas accès aux professions comme médecin, avocat, notaire ou comptable. Les seules carrières possibles pour elles sont celles d’enseignante ou d’infirmière. Irma Levasseur contribue à changer tout cela. À la fin du 19e siècle, elle décide de mener des études pour devenir médecin. Comme les femmes ne sont pas admises en médecine dans les universités canadiennes, elle mène ses études aux États-Unis et revient au Québec en 1900.

Malgré ses qualifications, elle ne peut pas exercer sa profession puisque les femmes ne sont pas admises au Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec. Elle devra attendre en 1903 pour qu’une loi spéciale lui permette d’en faire partie et d’enfin pratiquer la médecine au Québec. Elle devient la première femme médecin au Québec. En 1907, elle participe à la fondation de l’hôpital Sainte-Justine en collaboration avec Justine Lacoste-Beaubien.
Thérèse Casgrain (1896-1981)

Thérèse Casgrain est une ardente militante pour les droits des femmes. Dès 1921, elle milite pour que les femmes obtiennent le droit de vote aux élections provinciales. En 1922, elle fait partie d’une délégation de femmes qui rencontrent le premier ministre Taschereau pour réclamer le droit de vote des femmes. Ce n’est finalement qu’en 1940 après plusieurs années de travail que les femmes obtiennent le droit de vote au Québec.
Ses actions politiques ne se limitent pas au droit de vote des femmes. Toute sa vie elle milite pour la paix et la justice sociale. En 1955, elle est élue chef de l’aile québécoise du Nouveau parti démocratique et devient la première femme chef de parti politique. Elle devient également présidente de la Ligue des droits de l’homme en 1960 et est nommée au Sénat canadien en 1970.

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Service national du Récit de l'univers social
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