La vie à Philadelphie

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Lorsque le médecin Alexander Hamilton a visité Philadelphie pour la première fois en 1744, il a été supris d'y voir deux mondes très différents. Philadelphie se développe alors rapidement, car c'est le port le plus important pour exporter les produits agricoles.

Hamilton est familier avec le monde des marchands et des professionnels de son rang. Les Quakers, membres d'une confession religieuse pacifiste, dominent la colonie depuis sa fondation. Malgré cette richesse, ils mènent une vie très simple, ce qui fait de Philadelphie une ville avec peu de divertissements.

L'autre monde de cette ville est composée d'une variété d'immigrants de langues diverses, dont un grand nombre d'Allemands, qui se sont installés dans la colonie. Selon Hamilton, cette «racaille» est ignorante et est incapable de s'exprimer correctement en anglais.

Un fossé commence à se creuser dans les villes des Treize Colonies. Dans les maisons les plus riches, on retrouve de la vaisselle fine importée d'Angleterre, des chaises, des couteaux et des fourchettes. Quelques décennies plus tôt, la vaisselle était faite de terre cuite, les gens utilisaient des bancs et n'avaient que des cuillers.

S'il y a peu de pauvreté dans les campagnes, la vie en ville peut être très difficile. Le revenu annuel d'un journalier est insuffisant pour faire vivre une famille. Pendant les bonnes années, les autres membres de la famille doivent aussi travailler. Un accident ou une maladie peut réduire la famille à mendier dans les rues. Si le père est en bonne santé, la pauvreté urbaine est une étape avant d'obtenir une terre à la campagne, symbole d'indépendance. Les femmes chargées de plusieurs enfants peuvent toutefois difficilement échapper à la pauvreté. Le docteur Hamilton a vu peu de femmes Quaker en public, mais il a croisé les blanchisseuses, domestiques et vendeuses qui parcourent les rues de la ville.

Auteur: 
Léon Robichaud
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