Nous sommes 2 300 Micmacs au Québec

<div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[L&#039;église Sainte-Anne, Restigouche] © Magella Girard, <a href="http://www.ccdmd.qc.ca/cgi-bin/quebec/popupImage.pl?id=11986&amp;liste=11986,16811,12133&amp;img=/Quebec/images/thumb/11986.jpg&amp;langue=fr" target="_blank">Le Québec en images</a>

Kwé! [Salut!]

Anjij Teluwisi [Je m’appelle Annie]. J’aimerais vous présenter la population micmaque de la Gaspésie.

D’abord, il y a environ 15 000 Micmacs qui sont répartis dans une vingtaine de villages dans les provinces Maritimes du Canada. Comme les Micmacs du Québec, ils font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, nous sommes 2 300 Micmacs et la majorité d’entre nous demeurons dans les villages de Gaspé, de Maria et de Restigouche. Environ un tiers des Micmacs originaires de Maria et de Restigouche habitent d’autres régions du Québec puisqu’ils y travaillent ou y poursuivent leurs études.

Restigouche est la plus importante communauté micmaque au Québec avec ses 1 179 résidents. À la fin du 17e siècle, ce village n’était qu’une petite mission fondée par des religieux dans le but de convertir les Micmacs de la région au christianisme.

Il y a beaucoup de jeunes parmi nous : 50 % des Micmacs ont moins de 25 ans. Notre population augmente rapidement et nous commençons à manquer d’espace à Maria et à Restigouche afin que les jeunes familles puissent s’y établir.

Métissage

Nous vivons entourés de Québécois francophones et anglophones mais, à l’origine, nous étions seuls à occuper la côte est de la Gaspésie. Peu à peu, d’autres gens sont venus s’installer dans la région. Certains Micmacs se sont mariés à des non-autochtones, c’est ce que l’on appelle le métissage.

Selon la Loi sur les Indiens, une femme autochtone qui épousait un non-autochtone ne pouvait plus vivre sur la réserve. Elle perdait son statut d’autochtone. En 1985, le gouvernement canadien a modifié cette loi discriminatoire. Depuis, plusieurs femmes micmaques ont retrouvé leurs droits et peuvent revenir habiter dans les réserves.

Auteur: 
Service national du Récit de l'univers social
Licence d'utilisation: