Le micmac, une langue en danger

<div title='Creative Commons'class='image-licence'><span id='cc'></span></div>[Manuscrit micmac tiré d&#039;un livre de prières catholiques rédigées à l&#039;aide de hiéroglyphes] © <a href="http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/" target="_blank">Musée McCord</a>, M18836

Les Micmacs parlent une langue de la famille algonquienne qui est menacée de disparaître. Effectivement, seulement la moitié des Micmacs s’expriment encore dans leur langue traditionnelle. Le micmac est enseigné au niveau primaire dans les communautés de Restigouche et de Maria. Mais, dans la vie de tous les jours, les Micmacs parlent plutôt en anglais sauf ceux de Gaspé, qui utilisent surtout le français.

Les Micmacs ne connaissaient pas l’écriture avant l’arrivée des Européens. Toutefois, ils traçaient des hiéroglyphes sur des écorces de bouleau qui leur servaient d’aide-mémoire ou représentaient des cartes du territoire. La connaissance était donc essentiellement transmise oralement. Les traditions orales servaient à léguer d’une génération à l’autre les connaissances liées à l’environnement et les techniques de fabrication des objets usuels. Elles rappelaient également les événements qui avaient marqué la nation et perpétuaient les mythes qui expliquaient la création du monde et les phénomènes naturels.

Le mot « Micmac », ou « Mi’kmaq », signifie « mes amis, mes parents ». Dans leur langue, les Micmacs se nommaient eux-mêmes « L’nu’k », ce qui veut dire « les gens ».

Depuis les années 1990, on emploie le mot micmac « Listuguj » [rivière à cinq branches] pour désigner le village de Restigouche et celui de « Gesgapegiag » [où le fleuve s’élargit] pour le village de Maria. Les Micmacs de Gaspé utilisent le mot « Gespeg » [la fin du territoire] pour nommer leur communauté.

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Service national du Récit de l'univers social
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