Henri Bourassa et le droit de vote des femmes.

 

Notice : En 1918, le gouvernement fédéral accorde le droit de vote aux femmes. Henri Bourassa, comme plusieurs hommes de son époque, est contre cette initiative. Il l’exprime clairement dans cet article. Pourquoi Henri Bourassa s’oppose-t-il au droit de vote des femmes?

 

Extrait :

Le droit de voter – la lutte des sexes – laisserons-nous avilir nos femmes ?

[…]

« La principale fonction de la femme est et restera — quoi que disent et quoi que fassent, ou ne fassent pas, les suffragettes — la maternité, la sainte et féconde maternité, qui fait véritablement de la femme l'égale de l'homme et, à maints égards, sa supérieure. Or la maternité exclut forcément les charges trop lourdes — le service militaire, par exemple, — et les fonctions publiques. Si l'on persiste à parler de « droits », de « privilèges », je dirai que la maternité vaut à la femme le « droit » et le « privilège » de n'être ni soldateni électrice. »

[…]

« Nos politiciens ont déjà saboté assez de choses, ils ont déjà ébranlé assez d'assises de l'ordre public, rompu avec assez de traditions nationales; allons-nous, sans mot dire, leur permettre de s'attaquer jusqu'à la sainteté de nos foyers, jusqu'à la dignité de nos femmes? »

 

Source de l’extrait : Le Devoir, 30 mars 1918, p. 1.

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