Une famille linguistique, plusieurs dialectes

<div title='Images, cartes ou graphiques avec une utilisation restreinte : Illustration libre de droits et gratuite pour une utilisation dans un contexte &eacute;ducatif seulement. Par &laquo; contexte &eacute;ducatif &raquo;, nous entendons toute r&eacute;alisation, par un enseignant ou autre intervenant du monde scolaire, pour des &eacute;l&egrave;ves comme des notes de cours ou un site web. Les &eacute;l&egrave;ves peuvent aussi utiliser les illustrations dans leurs travaux scolaires ou toutes autres r&eacute;alisations en relation avec le monde &eacute;tudiant.'class='image-licence'><span id='jaune'></span></div>[Chaque nation avait sa propre langue. Elle servait à transmettre les savoirs et les légendes] © <a href="http://bernardduchesne.com/" target="_blank">Création Bernard Duchesne</a>

Sous le nom « Iroquoien », on retrouve en fait plusieurs nations différentes. Toutes ces nations partagent certains traits communs comme la pratique de l’agriculture et l’appartenance au clan de la mère.

Mais partagent-elles aussi une même langue? Pas tout à fait. Pourquoi alors parle-t-on de la famille linguistique iroquoienne? Les langues parlées par les nations iroquoiennes sont issues d’une langue commune. Cette langue s’est transformée avec le temps, selon chaque nation et selon le territoire qu’elle habite. C’est un peu comme le français, l’italien et l’espagnol qui sont des langues latines ayant la même origine. Certains mots se ressemblent beaucoup comme le mot nuit qui se dit notte en italien et noche en espagnol. C’est la même chose pour les nations iroquoiennes. Elles font partie de la même famille linguistique, mais elles ne se comprennent pas tout le temps.

Des mots toujours présents

Aujourd’hui, plusieurs langues amérindiennes ont disparu. On en retrouve tout de même des traces en regardant certains toponymes de lacs, de rivières ou de montagnes au Québec. Car, comme nous, les Amérindiens donnaient des noms aux lieux qui les entouraient. Bien que les Européens aient souvent renommé les lieux qu’ils visitaient et les cours d’eau qu’ils parcouraient, plusieurs noms amérindiens ont survécu. On ne peut pas tous les nommer ici, car il y a environ 10 000 toponymes amérindiens dans toute la province de Québec. La plupart sont toutefois des noms algonquiens.

Quelques noms iroquoiens subsistent. L’un d’eux est même très connu, bien qu’il ne désigne plus la même chose qu’en 1500 : Canada. Le mot signifiait alors « village » ou « gros village ». Hochelaga est aussi un mot encore présent, il signifiait « chaussée des castors » ou « gros rapides », en référence aux rapides de Lachine, situés près du village des Iroquoiens du Saint-Laurent sur l’île de Montréal.

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Service national du Récit de l'univers social
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