Des Micmacs dans l’armée canadienne

<div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[Sam Pictou a servit dans l&#039;armée canadienne durant la Deuxième Guerre mondiale] © Anonyme, <a href="http://museum.gov.ns.ca/mikmaq/mp1142.htm" target="_blank">Nova Scotia Museum</a>

Environ 7 000 Autochtones ont participé à la Première Guerre mondiale (1914-1918) et à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), sans compter les Inuits et les Métis. Les soldats autochtones étaient surtout appréciés comme tireurs d’élite et éclaireurs pour pénétrer les lignes ennemies.

Plusieurs Micmacs de Maria, de Restigouche et de Gaspé se sont enrôlés pendant les deux grandes guerres et ont combattu sur le continent européen. Diverses raisons les incitaient à se porter volontaires : leur sens du devoir, le désir d’aventure ou la solde garantie. Certains ont reçu des médailles pour leur bravoure, d’autres ont perdu la vie ou ont été blessés.

Joe Vicaire, un vétéran micmac

Comme bien des Canadiens et des Autochtones, Joe Vicaire n’était qu’un adolescent lorsqu’il s’est joint à l’armée canadienne pour la Seconde Guerre mondiale. Ce Micmac de Restigouche venait d’une famille de soldats : son père avait servi pendant la Première Guerre mondiale comme tireur embusqué et ses frères étaient aussi allés à la guerre. Joe était au front en tant que casseur de chars blindés.

Margaret Labillois, photographe

Des femmes micmaques ont aussi participé aux guerres en tant qu’infirmières ou dans d’autres domaines comme Margaret Labillois, du village d’Ugpiganjig (Nouveau-Brunswick). En 1941, âgée de 18 ans, elle a décidé de s’enrôler dans l’armée pour aider financièrement sa mère qui vivait seule avec cinq enfants. Elle est devenue photographe pour la Force aérienne canadienne.

Après la guerre, elle s’est mariée, a eu des enfants et s’est impliquée en politique. Première femme chef élue à Ugpiganjig, elle s’est occupée de revitaliser la langue et la culture dans sa communauté et a encouragé les partenariats entre autochtones et non-autochtones. Récemment, sa contribution a été reconnue car on lui a décerné l’Ordre du Canada et l’Ordre du Nouveau-Brunswick.

Auteur: 
Service national du Récit de l'univers social
Licence d'utilisation: