Le français, langue officielle

<div title='Images, cartes ou graphiques ne pouvant &ecirc;tre reproduits sans en demander les droits &agrave; l&rsquo;auteur.'class='image-licence'><span id='rouge'></span></div>[Manifestation en faveur de la loi 101] © Serge Jongué, Archives de la FTQ <div title='Images, cartes ou graphiques ne pouvant &ecirc;tre reproduits sans en demander les droits &agrave; l&rsquo;auteur.'class='image-licence'><span id='rouge'></span></div>[Manifestation à Montréal sous le thème « Tout le Québec en marche pour vivre en français », 1989] © Serge Jongué, Archives de la FTQ <div title='Images, cartes ou graphiques ne pouvant &ecirc;tre reproduits sans en demander les droits &agrave; l&rsquo;auteur.'class='image-licence'><span id='rouge'></span></div>[L&#039;affichage anglais de Montréal dans les années 60] © <a href="http://www.collectionscanada.ca/archivianet/index-f.html" target="_blank">Bibliothèque et Archives Canada</a> / Crédit : Gar Lunney / Office national du film du Canada, Collection Photothèque / PA-133218

En 1980, le français est toujours la langue de la majorité au Québec. En effet, il est la langue maternelle de 82 % de la population tandis que l’anglais est la langue maternelle de 11 % de la population. Le changement majeur par rapport à 1905 est l’importance des groupes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais. On appelle ce groupe les « allophones » et ils forment maintenant plus de 6 % de la population. On parle encore beaucoup anglais dans certaines régions du Québec et surtout dans l’ouest de la ville de Montréal. Par contre, plusieurs anglophones apprennent le français. Ainsi, 92 % des Québécois savent parler français en 1980, ce qui marque un changement important par rapport à 1905.

La protection du français

Depuis plusieurs années, les Québécois sont préoccupés par la situation de la langue française au Québec. L’anglais est la langue des affaires et la langue parlée dans toute l’Amérique du Nord. Plusieurs Québécois ont peur d’être obligés, avec le temps, de parler de plus en plus anglais au travail et dans la vie quotidienne. Le gouvernement du Québec a donc adopté des lois visant à protéger le français comme la loi 22 de 1974, qui fait du français la langue officielle du Québec et qui limite le choix des parents d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. Cette loi provoque l’insatisfaction des francophones parce qu’ils trouvent qu’elle ne protège pas assez le français et celle des anglophones parce qu’ils estiment qu’elle limite leurs droits.

La charte de la langue française

En 1977, le gouvernement du Parti québécois adopte la loi 101, qui fait du français la langue officielle du travail, de l’éducation et des institutions québécoises. Cette loi oblige les parents à envoyer leurs enfants à l’école publique française, sauf s’ils ont eux-mêmes reçu leur éducation en anglais au Canada. Elle fait donc en sorte que les enfants des nouveaux arrivants vont à l’école française et adoptent le français comme langue d’usage. La loi 101 force également les commerçants à afficher en français uniquement. Cette loi rassure les francophones sur l’avenir du français et accélère la francisation du Québec. Elle crée cependant un certain mécontentement du côté des anglophones qui considèrent que leurs droits sont limités par cette loi.

Auteur: 
Alexandre Lanoix
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