Vivre sur un grand territoire

<div title='Images, cartes ou graphiques libres de droits pour un usage &eacute;ducatif et non commercial. Merci de mentionner le nom de l&rsquo;auteur et la source.'class='image-licence'><span id='vert-libre'></span></div>[La division des cantons dans les Prairies] © Service national du récit de l'univers social, <a href="http://www.recitus.qc.ca">www.recitus.qc.ca</a> <div title='Images, cartes ou graphiques ne pouvant &ecirc;tre reproduits sans en demander les droits &agrave; l&rsquo;auteur.'class='image-licence'><span id='rouge'></span></div>[Vue de la ville de Cardston, Alb., 1904] © <a href="http://www.galtmuseum.com/">Sir Alexander Galt Museum and Archives</a> 19731722019 <div title='http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/deed.fr_CA'class='image-licence'><span id='CC-by-nc-nd'></span></div>[La vieille et la nouvelle maison, Alberta, vers 1910] © Auteur inconnnu / <a href="http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/MP-0000.25.121" target="_blank">Musée McCord</a> /MP-0000.25.121

Je m’appelle Edmond, je suis né au Québec, j’ai 42 ans et j’habite maintenant Beaumont, en Alberta. Tu connais cet endroit? C’est à quelques kilomètres au sud d’Edmonton. C’est une petite colonie francophone qui a à peine dix ans en 1905.

Comment fait-on pour vivre sur un si grand territoire? Il faut d’abord savoir qu’on ne peut pas s’installer n’importe où dans les Prairies. Le territoire a été découpé comme une grille : d’abord en grands carrés, appelés cantons – ces cantons sont différents de ceux du Québec, plus rectangulaires –, puis chaque canton a été divisé en 36 sections et chaque section à nouveau coupée en quatre parties de 160 acres. La terre qu’un colon reçoit équivaut à la plus petite partie, on l’appelle un homestead.

En général, les colons s’installent sur un homestead et se regroupent, souvent selon leur origine ou leur langue, autour d’une église ou du magasin général par exemple. À Beaumont, l’église Saint-Vital est au cœur de notre petite communauté. Nous sommes plusieurs familles canadiennes-françaises à y vivre. Depuis peu, nous avons un nouveau prêtre, il semble très dynamique et bien décidé à faire venir d’autres familles dans la région. Une fois installés, nous oublions un peu ces immenses plaines aperçues pendant le voyage.

Qu’est-ce qui nous a attiré ici? Les terres fertiles. Mais ne t’imagine pas que c’est facile tous les jours. La culture ici est différente du Québec à cause des terres et du climat. En arrivant, j’ai dû construire une cabane pour ma famille. Maintenant que ma terre commence à être très productive et que je pense à vendre mes surplus au marché, je vais pouvoir me construire une maison plus grande et plus solide.

Auteur: 
Service national du Récit de l'univers social
Licence d'utilisation: