Les chemins qui marchent

<div title='Creative Commons'class='image-licence'><span id='cc'></span></div>[Réseau hydrographique de la Nouvelle France] © Pierre Vander / <a href="http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/" target="_blank">Musée McCord</a>/ M20603

En 1745, le réseau routier n'est pas encore très développé. Dans chaque région, des chemins mènent à l'église, au village, parfois à la ville. Il y a une seule route principale, le chemin du roy. Il relie Québec et Montréal depuis 1737. Pour monter vers l'intérieur du continent, il n'y a aucune route. Il y a malgré tout un moyen de se déplacer facilement : les rivières et les lacs qui sillonnent le pays. Ce sont les chemins qui marchent. Le fleuve Saint-Laurent est le chemin principal et ses affluents sont les routes secondaires.

Quand les colons se choisissent une terre, ils préfèrent naturellement celles qui sont sur le bord d'une rivière. Le pays est donc divisé en bandes longues et étroites et le plus de gens possible ont un accès à la rivière. Dans une région, c'est seulement quand il n'y a plus de terre disponible sur le bord de l'eau que les gens s'installent sur une deuxième rangée de terres.

Les rivières sont aussi importantes pour le commerce des fourrures. C'est grâce à elles qu'on peut se rendre de Montréal jusqu'aux Grands Lacs, puis jusqu'à la Nouvelle-Orléans et même jusqu'au coeur des grandes plaines. Grâce aux rivières, on peut remplir un canot de marchandises et de fourrures et aller beaucoup plus vite que si on était à pied. Il faut beaucoup d'effort pour remonter le courant. Lorsqu'on descend la rivière, on est porté par le courant du chemin qui marche.

Auteur: 
Léon Robichaud
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