Québec, une ville bien protégée ?

Notice: Pehr Kalm (1716-1779) est un explorateur et un botaniste suédois. Il visite la Nouvelle-France durant toute l'année 1749. À partir de l'extrait ci-dessous, les Français avaient-ils raison d'être si confiants en leurs fortifications?

Extrait: « La ville est entourée de presque tous les côtés d'un mur élevé, surtout du côté de terre. Il n'était pas encore fini lors de mon voyage, mais on y travaillait activement... La nature semble avoir voulu dispenser la ville du soin de se protéger par des murailles du côté de l'eau, en y plaçant un rocher, qu'il est impossible de gravir.

Toutes les hauteurs sont couvertes de batteries (canon), et aucun vaisseau ennemi ne peut l'approcher sans courir un risque imminent d'être coulé à fond. Du côté de terre, la ville est gardée par de hautes montagnes, de sorte que la nature et l'art se sont unis pour la protéger...

La rapidité du courant rend très dangereuse la navigation de la mer en remontant le St Laurent, ainsi que les bancs de sables mouvants qui se forment souvent à des endroits où on n'en avait jamais vu auparavant. Les Anglais dans leurs entreprises contre le Canada ont fait une ou deux fois l'expérience de l'espèce de danger causé par le déplacement de ces battures.

Aussi les Français regardent-ils avec apparence de raison la rivière comme une barrière contre toute nouvelle incursion. »

Auteur: 
Pehr KALM. Voyage de Kalm en Amérique. (1749), naturaliste suédois.
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